
Votre guide de pêche en mer et en eau douce entre Noirmoutier et Saint-Gilles-Croix-de-Vie

Pêche à la Daurade en Vendée
À la découverte de la dorade grise, un sparidé méfiant et passionnant à pêcher
La dorade grise (Spondyliosoma cantharus), aussi appelée griset ou tanude, est l’un des poissons emblématiques des zones côtières vendéennes. Présente sur les plateaux rocheux, les herbiers et les fonds mixtes, elle fréquente principalement l’Atlantique Est, de la Norvège au Sénégal, ainsi que la Méditerranée. Avec son corps ovale et comprimé, ses flancs argentés aux reflets bleutés ou violacés, sa petite bouche terminale et parfois une marque sombre au niveau du pédoncule caudal, la dorade grise est une espèce élégante et très reconnaissable. Elle vit généralement en petits bancs et évolue entre 5 et 150 mètres de profondeur, où elle se nourrit de vers, crustacés, mollusques, petits poissons et algues. C’est une espèce hermaphrodite protandre — d’abord mâle, puis femelle — qui se reproduit du printemps au début de l’été. Méfiante, sélective et dotée d’une excellente capacité d’adaptation, elle représente un défi passionnant pour les pêcheurs vendéens.
La pêche de la dorade en Vendée se pratique principalement sur des secteurs rocheux, des têtes de roche, des éboulis, ainsi que sur les zones plates parsemées d’herbiers. On la recherche aussi bien à la ligne, au bouchon qu’à soutenir, selon la profondeur et l’activité du moment. Les appâts frais jouent un rôle déterminant : crabes, crevettes, couteaux, coques, calmars ou petits poissons figurent parmi les esches les plus efficaces. La dorade est connue pour sa grande méfiance : elle inspecte longuement les appâts et peut facilement les subtiliser sans se piquer si l’hameçon est trop gros ou mal positionné. C’est pourquoi on privilégie des hameçons fins, discrets et adaptés à sa petite bouche. La pêche au bouchon est idéale dans des eaux calmes ou lorsqu’elles remontent vers la surface, permettant d’ajuster précisément la profondeur. La pêche à soutenir, quant à elle, s’adresse aux zones à faible courant, où l’appât posé sur le fond agit naturellement. Dans des secteurs plus mobiles, la pêche en dérive devient une stratégie redoutable pour prospecter rapidement de larges surfaces et repérer les bancs actifs.
Le tenya, technique à mi-chemin entre les appâts naturels et les leurres, s’est imposé comme une méthode moderne et particulièrement ludique pour cibler les sparidés en Vendée. Très populaire en Bretagne, il consiste à utiliser une tête plombée spécifique conçue pour présenter un appât (souvent un crustacé ou un morceau de calamar) de manière verticale et naturelle. Son animation lente et subtile déclenche de nombreuses touches, surtout lorsque les dorades sont tatillonnes ou dispersées. En dérive libre, avec un montage muni de deux empiles et d’un plomb terminal, le pêcheur reste au contact direct du fond et ressent les touches fines caractéristiques de cette espèce. Lorsque les conditions sont réunies, la dorade grise offre un combat nerveux et vif malgré sa taille modeste, et sa chair savoureuse en fait l’un des poissons les plus recherchés par les pêcheurs et les gastronomes vendéens.


Infos pratiques
– Présente de mai à octobre, avec activité maximale en été
– Zones vendéennes : plateaux rocheux, têtes de roche, herbiers, digues, épaves
– Profondeur : 5 à 150 m selon la saison
– Appâts efficaces : crabes, crevettes, couteaux, coques, calmars, sardines
– Techniques : ligne légère, bouchon, soutenir, dérive, tenya
– Matériel : bas de ligne fin, hameçons small & strong, empiles longues
– Meilleurs moments : marée montante ou descendante (étale moins favorable)

Services sur mesure
– Sorties guidées dorade sur zones rocheuses et herbiers
– Initiation à la pêche à soutenir et à la pêche en dérive
– Apprentissage du tenya : montage, animations, choix des appâts
– Conseils matériels : choix des hameçons, bas de ligne, empiles, plombs
– Repérage des zones actives selon vent, marée et courant
– Gestion des touches fines et techniques de ferrage adaptées
– Ciblage multi-sparidés (dorade grise, royale, sars) lors des sorties
– Sensibilisation à la réglementation et aux bonnes pratiques de préservation